|
|
 |
Une
douleur a gaspiller ?...
Réflexion
autour d'un cas vécu
|
La solution la plus simple n'est venue
a l'idée de personne :
que l'âme puisse provoquer la genese du cancer
et soit tout aussi capable de l'arreter de nouveau (...)
Dr Ryke Geerd Hamer *
*
Est-il possible qu'on puisse gaspiller
une douleur, comme on gaspille la beauté d'un lever de soleil devant
lequel on ne s'arrete pas ?...
Pour nous resensibiliser
Je me suis posé
cette question a la suite d'une observation de mon enfance. Dans mon
entourage, un homme faisait du psoriasis et de l'eczéma a un degré considérable
: peau tres seche, pellicules apparentes, etc. J'ai côtoyé cet homme quand
il était adulte : mal dans sa peau, c'est le cas de le dire, son
apparence physique n'était pas des plus attirantes pour une femme. On m'a
raconté qu'il venait d'une famille austere, ou la mere ne serrait jamais
ses enfants contre elle de peur de leur donner des mauvaises pensées . Des
années plus tard, cet homme mourait d'un cancer.
Récemment, dans
un livre de
Placide Gaboury,
je retrouvais cette observation que l'eczéma, le psoriasis ou quelquefois des
douleurs au cou, peuvent avoir un rapport avec le fait d'avoir manqué de
contact physique, de caresses. En songeant a cet homme que j'ai appris a
aimer, je me suis pris a reprocher a la vie d'etre mal faite.
Pourquoi diable quelqu'un qui a manqué d'affection se ramasse-t-il avec des
symptômes qui vont décourager encore plus les gens de lui en donner ?...
J'ai réfléchi
la-dessus. La meilleure explication que j'aie trouvée, c'est que la douleur,
le symptôme, sont la comme une alarme, pour nous rendre conscient de notre
sentiment de manque, et nous re-sensibiliser a notre besoin. Ils peuvent meme
représenter un S.O.S. pour notre entourage, s'il sait les lire. Leur rôle,
sur les sentiers de nos conflits émotifs, est comme d'écarter les feuillages
épais des sentiments troubles, et de nous dire : Regarde ! Tu t'écartes
de ton bonheur, cherche plutôt par la... . (Cette question a été
abordée a partir d'une autre piste, au
Feuillet
15 Salut mon sort, je t'attendais !...)
On n'a pas tout
de suite envie de considérer ces alarmes comme des levers de soleil ! Et
pourtant elles le sont sans doute. Meme pour des troubles profonds comme le
cancer, d'éminents spécialistes apportent une note d'espoir.
Ainsi le Dr Hamer, cancérologue allemand, propose a propos du cancer une vision
qui séduit, bien qu'elle suscite la controverse. Selon lui, Tout cancer est déclenché par un choc
psychique brutal, un conflit aigu et dramatique vécu dans l'isolement, qui ne
permet pas de s'en ouvrir a d'autres et qui continue d'obséder le patient
jour et nuit d'une maniere durable. Sa pratique l'amene a la
conclusion qu'on peut vaincre un cancer, en aidant la personne a se débarrasser
du conflit intérieur, et qu'alors les symptômes commencent déja a se diluer.
Il
y a la une piste qui mérite d'inspirer les chercheurs, et qui pourrait
s'avérer utile a propos de toute sorte de symptômes.
Cherche
plutôt par la..
Par ou commencer ?... Je crois qu'il y a d'abord un
incontournable : nous arreter, nommer notre manque, le ressentir. Contacter
une douleur, la pleurer, la raconter a quelqu'un, la crier dans un placard
s'il le faut. Pour que le venin sorte. Mais aussi pour autre chose, plus
crucial encore. J'ai compris ça a l'occasion d'expériences tres libératrices
vécues en sessions de croissance ou de thérapie - en Ingénierie des
croyances de base, tout particulierement. - J'ai compris
que plus j'entre en ressenti avec une douleur, plus je deviens en mesure de
libérer les images, les sensations, les souvenirs capables d'éclairer
l'issue de secours. Ce qui s'est passé jusqu'ici, c'est que j'ai laissé se
creuser un fossé entre mon besoin et ce que j'obtiens effectivement de la
vie. La douleur vient m'offrir un pont pour franchir le fossé.
Mais quand les
années ont imprimé en nous des réflexes de défense, de silence ?... Le
pas a franchir pour nommer notre besoin et pour nous permettre ce qui
pourrait y répondre fait peur, demande un sacré courage. Je suis convaincu
que c'est d'abord de commencer par poser envers nous-meme des gestes de
tendresse, le plus loin qu'on peut oser le faire. A commencer par se
masser la justement ou s'est installé l'eczéma, le psoriasis... Reprendre
notre enfant intérieur par la main, redire a notre corps que nous allons
maintenant prendre soin de lui. Puis, petit a petit, oser quelques pas vers
les autres.
En meme temps,
a mesure qu'on commence a poser quelques gestes, c'est de se reculer intérieurement
pour commencer a mettre a jour la carte de nos croyances de base, celles
surtout qui concernent nos rapports humains : Qui a dit qu'il fallait...
Qu'est-ce qui peut arriver de pire si... Relire les
croyances qui nous ont trahi, nommer celles qui ont l'air de nous faire renaître.
Chacun de nous connaît bien les interdits qu'il a accumulés depuis qu'il est
haut comme trois pommes, et les permissions qu'il ferait tant de bien de
pouvoir se donner. (Au
Feuillet 4 : Permettre
a la vie de m'aimer, j'ai cherché, de cette façon, a remonter
aux croyances racines que je pourrais bien replacer devant toutes les autres,
pour mettre a nouveau mon véhicule dans le bon axe, quand je vois que j'ai dérapé.
Des livres comme ceux de Lise Bourbeau (Qui es-tu ?)
ou de Jacques
Martel (Le grand
dictionnaire des malaises et des maladies) proposent des
pistes fort intéressantes pour nous mettre en chemin de comprendre ce que
nos symptômes cherchent a nous dire − j'ai pu le vérifier personnellement a
plusieurs reprises.)
Comment réagissez-vous au mot plaisir ?
Revoyons ça
autour d'un probleme de peau. Il ne faut pas se surprendre : ça va faire drôle,
au début, de se faire plus proche de son corps, mais on y arrive. Par
exemple, prendre une douche qu'on prolonge. Avant de s'endormir, effleurer ou
palper nos membre comme si c'était quelqu'un d'autre qui nous le faisait.
S'amuser a danser dans le noir. Rechercher les tissus soyeux. Faire
expres pour utiliser plus souvent le mot plaisir, afin de
s'apprivoiser a ne plus avoir peur de ce mot étranger, et décider qu'un
jour il nous ira a nous aussi comme un gant. Peu importent nos gestes
nouveaux, pourvu que nous puissions les placer souvent dans notre quotidien.
Et il n'y a pas d'expérience banale. La plus petite peut devenir une grande
expérience, si elle nous remet en chemin vers notre but, qui sera toujours le
meme : arriver a nous donner davantage la permission d'etre heureux.
Si j'en faisais quelque chose...
Le pas d'aller
ensuite vers les autres ajoute une marche a l'escalier : au début elle est
haute, elle fait peur. Il faut nous donner des chances. Par exemple, prendre
d'affection un chat et passer du temps a le brosser; lui-meme va se mettre
a nous lécher, le laisser faire... Chez le coiffeur, nous laisser aller a
ressentir le plaisir que quelqu'un manipule nos cheveux. Nous offrir une heure
de massage chez un professionnel... Jusqu'a un jour nous sentir assez fort
pour poser des gestes de plus grande intimité avec un partenaire. Si déja
nous avons une famille, oser mettre plus souvent la main sur l'épaule de nos
enfants, explorer le plaisir de nous tirailler avec eux, essayer de frôler
autrement qu'a l'habitude notre compagne, pour voir...
C'est
important de nous récompenser ainsi de nos audaces, puis de ne pas nous arreter en si bon
chemin. Ainsi, des gens ont découvert (ce qu'on trouve décrit magnifiquement
dans les livres de
Neale Donald
Walsch) la
magie d'offrir a quelqu'un d'autre ce
dont ils ont senti le
besoin pour eux-memes. Certains se sont offerts pour s'occuper de nourrissons ou de
personnes en phase terminale, ont fait du bénévolat aupres de personnes
handicapées, y découvrant le plaisir de bercer quelqu'un ou de lui donner
son bain. A la section
LEVERS DE SOLEIL,
vous pourrez trouver le témoignage d'une institutrice de maternelle
qui, suite a une dépression personnelle, a découvert les vertus du massage.
Ça lui a donné l'idée de l'adapter pour ses petits de 4-5 ans, et de les
initier a se masser deux a deux en alternance.
Tous ces gens ont
trouvé dans ces formes d'expression ou de service un contexte ou le contact physique est vécu avec pudeur
-
une valeur a laquelle ils tiennent. Si bien que plusieurs ont trouvé la leur métier : infirmiere, modiste, masseur, ergothérapeute...,
ou plus tard un projet de retraite qui les passionne et continue de les
épanouir.
Ces contacts les
ont réapprivoisés eux-memes au contact enjoué, a la tendresse du toucher.
Mais ils auront permis davantage : il y a de fortes chances que d'autres, dans
leur toucher, aient ressenti subtilement le message Tu sais, je peux te
comprendre, j'ai eu mal moi aussi.... Et ça, ça fait guérir.
Relancer la magie de la vie
C'est la qu'a
nouveau la magie de la vie peut s'opérer. En puisant au fond du puits de
notre manque une eau vivante a offrir, nous nous guérissons en meme temps
que nous aidons quelqu'un d'autre a se guérir. Lorsque refait surface en
nous le souvenir du manque, ce n'est plus pour nous apitoyer et maudire la
vie, mais pour la remercier du lever de soleil qui était bel et bien caché la.
Et il se peut
que d'une blessure guérie a une autre, nous arrivions a nommer plus
distinctement ce que nous sommes venu faire sur cette planete.
(Certains aimeront s'attarder
sur ce dernier theme, l'hypothese de la mission de vie. J'ai tenté de le
faire dans quelques pages. Au
Feuillet 11 : Ta
vérité et ta mission, une meme adresse. Au
Feuillet 36
Qu'est-ce que je suis venu-e
faire sur cette
planete ?... . Également au panorama
Qu'est
devenu VOTRE REVE ?)
Christophe Élie

Retour
au
MENU
de
L'ALLUMEUR
DE RÉVERBERES
Accueil |
Haut
|
Navigation |
Nous contacter |
Plan du site
Qui nous sommes |
Quoi neuf
|